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Dénonciation spontanée non punissable

Dénonciation spontanée non punissable

La dénonciation spontanée non punissable est un mécanisme légal permettant à un contribuable qui a omis de déclarer des revenus ou des avoirs de régulariser sa situation fiscale, notamment en cas de soustraction fiscale, sans subir de sanction pénale. Introduit no direito fédéral en 2010 pour les personnes physiques (art. 175 al. 3 LIFD) et étendu aux personnes morales en 2013 (art. 181a LIFD), ce régime a acquis une importance considérable dans le contexte de la fin du secret bancaire suisse et de l'introduction de l'échange automatique de renseignements (EAR). PBM Avocats accompagne ses clients à Genebra e Lausana dans la préparation et le dépôt des dossiers de dénonciation spontanée, en veillant à respecter strictement les conditions légales du droit fiscal suisse.

Conditions légales de la dénonciation spontanée non punissable

L'art. 175 al. 3 LIFD (personnes physiques) et l'art. 181a al. 1 LIFD (personnes morales) posent quatre conditions cumulatives pour bénéficier du régime non punissable.

Première condition — Spontanéité : la démarche doit être volontaire et non provoquée par une intervention de l'autorité fiscale. Si l'AFC ou l'autorité cantonale a déjà pris contact avec le contribuable sur les éléments en cause — par exemple en adressant une demande de renseignements ou en ouvrant un contrôle — la condition n'est pas remplie. L'appréciation de la spontanéité peut susciter des questions délicates, notamment lorsqu'une demande de renseignements générale est adressée peu avant le dépôt de la dénonciation.

Deuxième condition — Première dénonciation : le contribuable ne doit jamais avoir bénéficié de ce régime auparavant. Le bénéfice do procedimento est limité à une seule occurrence dans la vie du contribuable.

Troisième condition — Collaboration complète : le contribuable doit collaborer sans réserve avec l'autorité fiscale pour déterminer les éléments de fait nécessaires à la fixation du rappel d'impôt. Cela implique la production de tous les relevés bancaires, contrats, actes de droit et autres documents pertinents pour les dix dernières années.

Quatrième condition — Paiement : le contribuable doit s'acquitter, ou en tout cas prendre des dispositions sérieuses pour le faire, des impôts soustraits, des intérêts moratoires et de l'amende réduite à un cinquième de l'impôt soustrait (art. 175 al. 3 let. c LIFD).

Procédure : dépôt, traitement et rappel d'impôt

La dénonciation spontanée se présente sous la forme d'un courrier adressé simultanément à l'Administration fédérale des contributions (pour l'impôt fédéral direct) et à l'autorité fiscale cantonale compétente (pour les impôts cantonaux et communaux). Elle doit identifier clairement le contribuable, décrire les éléments non déclarés (revenus, avoirs, comptes bancaires suisses ou étrangers, participations, valeurs mobilières, immeubles) et les périodes fiscales concernées.

L'autorité fiscale ouvre alors une procédure de rappel d'impôt (art. 151 ss LIFD) portant sur les dix dernières années. Elle détermine les impôts non perçus pour chacune des périodes concernées, calcule les intérêts moratoires et fixe l'amende réduite. Le contribuable reçoit une décision de rappel d'impôt qu'il peut contester par voie de réclamation s'il estime que les éléments retenus sont erronés. PBM Avocats assiste-o dans la vérification des calculs de l'autorité, la contestation d'éventuelles erreurs et la négociation d'un échéancier de paiement si nécessaire.

Il est essentiel de réunir l'intégralité des documents avant le dépôt de la dénonciation, car une collaboration incomplète peut remettre en cause le bénéfice du régime non punissable. Une due diligence fiscale approfondie — rétrospective sur dix ans — est généralement nécessaire pour identifier tous les éléments à régulariser.

Contexte international : EAR, FATCA et fin du secret bancaire

La dénonciation spontanée a pris une importance accrue depuis l'introduction en 2017 de l'échange automatique de renseignements (EAR / CRS — Common Reporting Standard) entre a Suíça et ses partenaires. Dans ce cadre, les banques suisses et étrangères transmettent automatiquement aux autorités fiscales suisses les informations sur les comptes détenus par les résidents fiscaux suisses à l'étranger, et réciproquement. De même, l'accord FATCA (Foreign Account Tax Compliance Act) impose aux établissements financiers suisses de transmettre aux autorités fiscales américaines les informations sur les comptes de contribuables américains.

Dans ce contexte de transparence fiscale internationale accrue, la régularisation spontanée est devenue une nécessité pour les contribuables qui détiennent ou ont détenu des avoirs non déclarés à l'étranger. PBM Avocats aconselha-o sur les implications de l'EAR et de FATCA, identifie les risques de divulgation et vous accompagne dans une procédure de régularisation complète et sécurisée.

Perguntas frequentes sobre la dénonciation spontanée non punissable

Combien de fois peut-on bénéficier de la dénonciation spontanée non punissable?

Une seule fois. L'art. 175 al. 3 LIFD (pour les personnes physiques) et l'art. 181a al. 1 LIFD (pour les personnes morales) précisent expressément que la dénonciation spontanée non punissable ne peut bénéficier qu'une seule fois à chaque contribuable. Si le même contribuable régularise sa situation une deuxième fois, il ne pourra plus invoquer cette procédure et sera exposé à des amendes pour soustraction fiscale. La limite est individuelle pour chaque contribuable ; la situation d'un conjoint déclarant conjointement est indépendante de celle de l'autre conjoint à cet égard.

La dénonciation spontanée s'applique-t-elle aussi aux impôts cantonaux?

Oui. Les cantons sont tenus d'adopter des dispositions équivalentes dans leur propre droit fiscal, em conformidade com l'art. 56 al. 1bis LHID. À Genebra, a lei sur l'imposition des personnes physiques (LIPP) et a lei de procédure fiscale (LPFisc) prévoient des règles analogues. Dans le cantão de Vaud, a lei sur les impôts directs cantonaux (LI-VD) contient également des dispositions correspondantes. En pratique, une dénonciation spontanée portant sur des revenus ou avoirs non déclarés est déposée simultanément auprès de l'Administration fédérale des contributions (AFC) pour l'IFD et auprès de l'autorité fiscale cantonale pour les impôts cantonaux et communaux.

Quels montants le contribuable doit-il payer dans le cadre d'une dénonciation spontanée?

Le contribuable qui bénéficie de la dénonciation spontanée non punissable doit s'acquitter de trois éléments : (1) les impôts soustraits, calculés sur les dix dernières années (rappel d'impôt au sens des art. 151 ss LIFD) pour les revenus et avoirs non déclarés ; (2) les intérêts moratoires sur les montants dus, calculés depuis la date à laquelle o imposto aurait dû être acquitté ; (3) une amende réduite à un cinquième du montant de o imposto soustrait (art. 175 al. 3 let. c LIFD), représentant en pratique une réduction considérable par rapport à l'amende ordinaire pouvant aller jusqu'au triple de o imposto soustrait. En revanche, aucuma execução pénale pour soustraction fiscale n'est engagée.

La dénonciation spontanée est-elle possible si une enquête fiscale est déjà en cours?

Non. L'une des conditions fondamentales de la dénonciation spontanée non punissable est que la démarche soit véritablement spontanée, c'est-à-dire qu'aucune autorité fiscale n'ait encore connaissance de l'infraction. Si l'AFC ou l'autorité cantonale a déjà ouvert une procédure, effectué um pedido de renseignements spécifique ou engagé un contrôle ciblé sur les éléments en question, la condition de spontanéité n'est plus remplie et la dénonciation ne peut pas bénéficier du régime non punissable. Il convient donc d'agir avant tout contact de l'autorité fiscale portant sur les éléments à régulariser. PBM Avocats aconselha-o sur l'urgence et l'opportunité d'une telle démarche.

O que acontece com os herdeiros que descobrem bens não declarados numa sucessão?

Les héritiers qui découvrent, dans le cadre de uma sucessão, des avoirs ou des revenus que le défunt n'avait pas déclarés bénéficient d'un régime spécial prévu à l'art. 153a LIFD et à l'art. 56 al. 1ter LHID. Dans ce cas, la dénonciation spontanée de l'héritier ne donne lieu à aucuma execução pénale contre celui-ci (il n'est pas l'auteur de la soustraction) et, surtout, aucun rappel d'impôt ni amende ne lui est réclamé pour les périodes antérieures à l'année du décès : l'héritier est seulement tenu de payer les intérêts moratoires. Cette règle vise à inciter os herdeiros à régulariser spontanément des successions impliquant des avoirs non déclarés, notamment des comptes bancaires étrangers.

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